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Prendre soin d’un âne âgé

Les ânes sont aujourd’hui considérés comme des animaux de compagnie et médicalisés en conséquence. Il n’est ainsi pas rare de voir des ânes atteindre, en bonne santé, l’âge de 35, voire 40 ans ! La vaccination, la vermifugation, les soins dentaires et de maréchalerie sont indispensables pour le garder longtemps en pleine forme !

 

Les premiers signes du vieillissement

La plupart des signes de vieillissement apparaissent à partir de 20-25 ans. Les poils blancs se multiplient, les salières (dépressions arrondies situées au-dessus de l’œil) se creusent, le dos s’enselle, les dents s’usent moins régulièrement. L’âne perd des muscles et du poids. Des problèmes de raideur musculaire ou articulaire se manifestent sous forme de boiterie, de difficulté à se déplacer. Le caractère peut également changer : l’âne devient plus calme et se fatigue plus vite, ou au contraire il devient irritable et ombrageux en cas de douleurs chroniques.

Que faut-il surveiller particulièrement chez un âne âgé ?

Avec le temps, l’âne devient plus fragile. Soyez attentif aux signes suivants :

  • Il a l’air triste et abattu, il garde la tête basse, il s’isole du groupe.
  • Il maigrit beaucoup, vous retrouvez des pelotes d’herbe non avalées par terre et des aliments non digérés dans ses crottins.
  • Il a tendance à faire de la fourbure ou des coliques à répétition.
  • Il boit beaucoup.
  • Son poil devient hirsute ou très sec.
  • Il transpire de façon excessive.

> N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire si vous avez un doute sur l’état de santé de votre âne.

Les principales maladies de l’âne âgé

Les ânes âgés souffrent principalement de problèmes dentaires, digestifs, ostéo-articulaires et endocriniens. Leurs défenses immunitaires étant moins performantes, ils sont également plus sensibles aux infections et aux infestations parasitaires.

On retiendra particulièrement :

  • Le syndrome de Cushing est dû à un hypercorticisme (augmentation du taux de cortisol) lié à une hyperplasie (augmentation du volume causée par une augmentation du nombre de cellules) ou à un adénome (tumeur bénigne) de l’hypophyse. Il se manifeste par un hirsutisme (présence de longs poils épais), une fonte musculaire (au niveau de la ligne du dos, des membres postérieurs et de l’abdomen qui se distend), des fourbures fréquentes, une polyuropolydipsie (l’âne boit et urine beaucoup), une sudation excessive, une accumulation de graisses au-dessus des yeux, de l’encolure et à la base de la queue, une diminution de l’efficacité du système immunitaire (ce qui fragilise l’âne face aux maladies infectieuses), une léthargie et un abattement.
  • L’arthrose correspond à une dégénérescence du cartilage articulaire, associée à une atteinte du tissu osseux sous-jacent. Elle se manifeste par des boiteries, qui disparaissent généralement à chaud. A plus long terme, l’amplitude de mouvement de l’articulation diminue car des remaniements osseux la bloquent progressivement. Les tissus mous autour de l’articulation peuvent présenter des signes d’inflammation, évoluant généralement par pics : lors des crises d’arthrose, l’articulation est chaude, gonflée et douloureuse.
  • La fourbure (affection très grave évoluant généralement sur un mode aigu) est une atteinte du système vasculaire d’un ou plusieurs pieds. Elle se manifeste par des signes de douleur intense (transpiration, augmentation des fréquences cardiaque et respiratoire, augmentation de la température, congestion des muqueuses). Selon l’importance de la fourbure, l’âne boite, piétine ou au contraire, reste prostré et immobile, voire se couche. La fourbure atteignant le plus souvent les pieds antérieurs, il adopte une attitude assez caractéristique en essayant de reporter son poids sur l’arrière du corps : les antérieurs sont campés du devant, avec les postérieurs sous lui. Localement, le pied atteint est chaud et douloureux.
  • La cataracte correspond à une opacification du cristallin de l’œil, aboutissant à une perte inévitable de la vision.
  • La fibrose hépatique est une atteinte chronique du foie, cause fréquente d’amaigrissement. Elle correspond au remplacement progressif du tissu hépatique par du tissu fibreux.  
  • Les néoplasies (cancers) les plus fréquentes chez les ânes âgés sont le carcinome hépatique (tumeur maligne du foie), le lymphosarcome (tumeur maligne des ganglions lymphatiques), l’adénocarcinome intestinal (tumeur maligne du tissu intestinal) et le léiomyome (tumeur bénigne des muscles).

> Pour chacune de ces affections, n’hésitez pas à vous reporter à la fiche « Chevaux » correspondant.

Pour garder le plus longtemps possible votre âne âgé en bonne santé…

  • Surveillez l’évolution de son poids et adaptez son alimentation si nécessaire. Un âne âgé ne doit ni grossir, ni maigrir. Une digestion un peu paresseuse doit être compensée par une légère augmentation de la ration énergétique, sous forme de céréales en grains ou de granulés. Maintenez un apport de cellulose suffisant sous forme de foin coupé de bonne qualité, herbe de prairie, fourrages enrubannés. En revanche, diminuez progressivement l’apport de paille, plus difficile à digérer au niveau du gros intestin. Proposez un complément minéral adapté et n’hésitez pas à supplémenter régulièrement la ration en acides gras essentiels de type 3, en vitamines / oligo-éléments et en probiotiques.
  • Maintenez une vermifugation au moins 4 fois par an, avec un vermifuge adapté aux résultats de la coproscopie.
  • La vaccination annuelle contre le tétanos est toujours nécessaire. Ajoutez-y la grippe et la rhinopneumonie si votre âne est en contact avec d’autres équidés (club, pension) ou souffre de maladies pulmonaires obstructives chroniques.
  • Faites examiner ses dents une ou deux fois par an pour râper les surdents qui pourraient le blesser et vérifier l’absence de toute autre anomalie (déchaussement…).
  • Continuez à entretenir régulièrement les pieds de votre âne. Effectuez un parage des pieds une ou deux fois par an, plus souvent si nécessaire.
  • N’hésitez pas à le rentrer au box s’il devient frileux et que son abri dans le pré ne suffit pas à le protéger pendant l’hiver ou la nuit. Si les journées sont fraîches, faites-lui porter une couverture au pré.
  • Surélevez la mangeoire et l’abreuvoir pour lui éviter de se nourrir au niveau du sol s’il souffre d’arthrose. Et veillez, s’il vit en groupe, à qu’il ne soit pas bousculé au moment des repas.
  • Paillez généreusement son lieu de couchage, cela sera plus confortable pour lui et limitera l’apparition de blessures aux points d’appui.
  • Si aucune contre-indication médicale ne s’y oppose, maintenez une activité physique légère et régulière. Ne changez pas ses habitudes, mais faites-le monter par des enfants, attelez-le à des charges légères, travaillez-le un peu à la longe s’il y est habitué… Cela entretient sa musculature, mobilise ses articulations, améliore sa circulation sanguine et est excellent pour le moral !

> N’hésitez pas à programmer une visite « Bilan de santé » tous les ans avec votre vétérinaire. En plus d’un examen physique complet, une prise de sang et une analyse d’urine permettent de vérifier le bon fonctionnement du foie et des reins. C’est également l’occasion de planifier la vermifugation et la vaccination, les soins dentaires, de vérifier l’équilibre de la ration alimentaire...